Les livres dont je garde un bon souvenir #8: Urban-fantasy

Les romans d'urban fantasy adulte qui m'ont fait découvrir le genre et que je recommande encore aujourd'hui.

Dans l’article précédent, je vous parlais de cosy mystery.

Des héroïnes qui enquêtent.

De l’humour.

Des personnages secondaires parfois complètement barrés.

Des histoires qui se déroulent dans notre monde… à peu près.

Parce qu’il suffit finalement d’ajouter quelques vampires, loups-garous, sorcières, démons, fantômes et autres créatures plus ou moins fréquentables pour arriver dans un autre genre que j’ai énormément lu :

l’urban fantasy.

J’avais entrouvert la porte avec Twilight et ce qu’on appelait alors beaucoup la bit-lit en France.

Puis j’ai découvert que derrière cette porte se trouvait un terrain de jeu immense.

Certaines séries misent beaucoup sur la romance et le sexe. D’autres presque pas.

Certaines sont drôles, d’autres beaucoup plus sombres.

Certaines mettent les vampires au premier plan, d’autres préfèrent les loups-garous, les sorcières, les démons ou décident manifestement que quitte à faire du surnaturel, autant vider tout le bestiaire dans le même roman.

Et surtout, après avoir commencé à lire en anglais quelques années auparavant, j’ai découvert toutes les séries de cet article en VO.

En anglais, donc…

Sauf celles écrites par des Françaises.

Qui sont techniquement elles aussi de la VO.

Mais avec nettement moins d’efforts linguistiques. 😄

Sookie Stackhouse : vampires, télépathie et Team Eric

Couverture de dead until dark tome 1/12 de la série de roman autour de Sookie Stackhouse

Avec La Communauté du Sud de Charlaine Harris, on reste encore assez près de la porte ouverte par Twilight…

Mais en beaucoup plus adulte.

Sookie Stackhouse est serveuse en Louisiane et possède un don dont elle se passerait volontiers : elle entend les pensées des autres.

Puis elle rencontre Bill.

Bill est un vampire.

Et pour la première fois, Sookie rencontre quelqu’un dont elle ne peut pas entendre les pensées.

Forcément, ça aide à briser la glace.

La série élargit ensuite considérablement son bestiaire : vampires, métamorphes, loups-garous, fées, sorcières et autres créatures viennent progressivement peupler cet univers.

Et puisqu’il faut apparemment choisir son camp :

Team Eric.

Sans hésitation.

Et je l’étais déjà avec les livres.

La série télé (True Blood) n’a absolument rien arrangé.

Parce que bon…

Alexander Skarsgård.

Qui ne craque pas pour Alexander Skarsgård ?

Et pourtant, à la base, je suis plutôt bruns que blonds.

Comme quoi il faut savoir remettre en question ses convictions les plus profondes lorsque les circonstances l’exigent.

Côté livres, Eric avait de toute façon déjà quelques arguments.

Ceux qui ont lu le tome dans lequel il perd la mémoire savent probablement de quoi je parle.

Disons simplement que la scène de la douche fait partie des scènes spicy dont je me souviens encore très bien des années plus tard.

Donc oui : contrairement à certaines séries dont je vais parler ensuite, Sookie Stackhouse contient bien du smut.

Public : adulte.
Romance : importante.
Smut : oui — et parfois mémorable.
Créatures : vampires, loups-garous, métamorphes, fées, sorcières…
VF : oui, sous le titre La Communauté du Sud.

Mercy Thompson : mécanicienne, coyote et entourée de loups-garous

Couverture de Moon Called tome 1/14 de la série de roman autour de Mercy Thomson

Mercy Thompson, de Patricia Briggs, coche énormément de mes cases préférées.

Mercedes Thompson est mécanicienne.

Elle répare des Volkswagen.

Elle peut se transformer en coyote.

Et son voisin est l’Alpha d’une meute de loups-garous.

Une vie parfaitement normale, donc.

Ce que j’aime particulièrement dans cette série, c’est que Mercy existe vraiment en dehors de sa romance.

Il y a des enquêtes, des conflits entre différentes communautés surnaturelles, une mythologie qui s’enrichit progressivement et une héroïne indépendante qui n’attend pas qu’on vienne résoudre ses problèmes à sa place.

L’univers accueille des loups-garous, vampires, faes, sorcières, fantômes et autres créatures, tout en développant particulièrement le fonctionnement des meutes.

Et contrairement à Sookie, la série reste plutôt sage côté scènes explicites.

Public : adulte.
Romance : présente, mais jamais seule au volant.
Smut : faible.
Créatures : loups-garous, métamorphes, vampires, faes, sorcières, fantômes…
VF : oui.

Dulcie O’Neil et Jolie Wilkins : deux héroïnes, une même autrice

Couverture de To Kill A Warlock tome 1/12 de la série de roman autour de Dulcie O'Neil et de Fire Burn and Cauldron Bubble tome 1/11 de la série autour de Jolie Wilkins

J’ai ensuite découvert H.P. Mallory avec deux séries.

D’abord Dulcie O’Neil.

Dulcie est une fée.

Mais oubliez les petites ailes et les promenades parmi les fleurs : elle travaille comme Regulator et surveille les créatures surnaturelles susceptibles de poser quelques problèmes.

Il y a des meurtres à résoudre, de la magie, différentes créatures et Knight Vander, qui va évidemment compliquer les choses sur un autre plan.

Puis il y a Jolie Wilkins.

Jolie est une sorcière dotée d’un talent plutôt encombrant : elle est notamment capable de ramener les morts à la vie.

Vous imaginez bien qu’une compétence pareille attire rapidement l’attention.

Sa série s’oriente davantage vers la romance paranormale, avec les luttes de pouvoir entre différentes communautés surnaturelles en toile de fond.

Les deux séries ont ce mélange d’humour, de surnaturel et de romance qui m’a beaucoup plu pendant cette période.

Public : adulte.
Romance : importante, particulièrement chez Jolie Wilkins.
Smut : présent.
Créatures : fées, sorcières, vampires, métamorphes et autres surnaturels.
VF : pas de traduction française complète à ma connaissance.

C’est l’un des grands avantages de la lecture en anglais : plus besoin de se demander si un livre va être traduit en français avant de commencer une série.

L’univers de Jolie a depuis aussi pris une ampleur assez impressionnante !

Les histoires de Jolie Wilkins ont été regroupées avec celles d’autres personnages, notamment Sinjin Sinclair, dans un univers désormais intitulé Witch, Warlock and Vampire avec 39 titres répertoriés !

Charley Davidson : détective privée, Faucheuse et reine de la répartie

Couverture de First Grave on the Right tome 1/13 de la série de roman autour de Charley Davidson

Puis il y a Charley Davidson, de Darynda Jones.

Et là, on monte sérieusement le curseur de l’humour.

Charley est détective privée.

Elle aide la police.

Elle voit les morts.

Et elle est également la Faucheuse.

Les défunts peuvent passer vers l’au-delà à travers elle, ce qui serait déjà largement suffisant pour occuper ses journées.

Ajoutez des enquêtes, des fantômes parfois légèrement envahissants et Reyes Farrow…

Et vous obtenez une série que j’ai énormément aimée.

C’est probablement l’une de celles qui rejoint le plus directement mon amour du cosy mystery : une enquête, une héroïne avec beaucoup de répondant, de l’humour et des personnages récurrents auxquels on finit par s’attacher.

Simplement, le tout est beaucoup plus surnaturel.

Et beaucoup plus sexy.

Public : adulte.
Romance : très importante.
Smut : oui.
Créatures : fantômes, démons, anges et créatures liées à l’au-delà.
VF : oui.

Samantha Watkins : oui, la VO peut aussi être française

Couverture de dPas le choix tome 1/5 de la série de roman autour de Samantha Watkins

Toutes mes découvertes d’urban fantasy de cette période n’étaient cependant pas anglophones.

J’ai aussi lu Samantha Watkins, d’Aurélie Venem.

Samantha commence comme une humaine avant de se retrouver propulsée dans un univers peuplé de vampires qui va sérieusement bouleverser son existence.

On retrouve beaucoup de ce qui m’avait attirée vers la bit-lit : action, vampires, danger, romance et une héroïne dont la vie normale disparaît assez rapidement.

Et pour une fois, je n’ai pas eu besoin de mon anglais.

Puisque Aurélie Venem est française.

Donc, techniquement…

je l’ai bien lue en VO.

Voilà. 😄

Public : adulte.
Romance : importante.
Smut : présent.
Créatures : principalement vampires et autres surnaturels.
VF : c’est la VO !

Les Femmes de l’Autremonde : une héroïne ne suffisait manifestement pas

Couverture de Bitten tome 1/13 de la série de roman les Femmes de l'Autremonde

J’ai également beaucoup aimé Les Femmes de l’Autremonde (Women of the Otherworld), de Kelley Armstrong.

La série commence avec Elena Michaels, une femme loup-garou qui aimerait bien mener une existence normale.

Vous imaginez bien que ça ne va pas durer.

Mais l’une des particularités de la série est justement qu’elle ne reste pas centrée sur une seule héroïne.

Au fil des romans, les points de vue changent et l’univers s’agrandit.

Loups-garous, sorcières, nécromanciennes, démons, vampires…

Au lieu de suivre éternellement la même protagoniste, on découvre progressivement toute une société surnaturelle à travers différentes femmes.

Et cet univers a lui aussi eu droit à son adaptation télévisée !

La série Bitten, diffusée entre 2014 et 2016, reprend l’histoire d’Elena Michaels, interprétée par Laura Vandervoort.

En revanche, contrairement aux romans qui changent régulièrement d’héroïne pour explorer d’autres créatures surnaturelles, les trois saisons de la série télé se concentre surtout sur Elena.

Une raison supplémentaire de découvrir les livres : l’univers de Kelley Armstrong est bien plus vaste que ce qu’on voit à l’écran.

Public : adulte.
Romance : variable selon les héroïnes.
Smut : présent par moments, sans être le cœur de la série.
Créatures : loups-garous, sorcières, vampires, démons, nécromanciens…
VF : oui.

Rebecca Kean : encore de la VO… française

Couverture de Traquée tome 1/7 de la série de roman autour de Rebecca Kean

Autre série française que j’ai beaucoup aimée : Rebecca Kean, de Cassandra O’Donnell.

Et Rebecca n’est pas exactement l’héroïne innocente qui découvre soudain que les vampires existent.

Elle sait parfaitement que le surnaturel existe.

Elle en fait partie.

Et elle est elle-même suffisamment dangereuse pour que ce soient parfois les autres qui aient intérêt à se méfier.

On est ici dans une urban fantasy très orientée action, avec différentes communautés surnaturelles, des rapports de pouvoir, des enquêtes et une héroïne qui n’a pas vraiment vocation à jouer les demoiselles en détresse.

Public : adulte.
Romance : présente mais secondaire par rapport à l’action.
Smut : présent, sans être le moteur de la série.
Créatures : vampires, loups-garous, démons, sorciers et autres surnaturels.
VF : là encore, c’est directement la VO française.

A Discovery of Witches : mais… je connais cette histoire !

Couverture de a Discovery of Witches tome 1/15 de la série de roman All Souls

Et puis il y a les livres dont on garde un souvenir sans forcément se souvenir…

du livre.

Lorsque j’ai commencé à regarder la série télévisée, j’ai rapidement eu une impression étrange.

Mais… je connais cette histoire.

Et pas juste « tiens, ça ressemble à un autre roman de sorcières et de vampires ».

Non.

Je connaissais vraiment cette histoire.

Alors j’ai commencé à chercher.

Dans ma bibliothèque Kindle.

Rien.

Dans mon historique de médiathèque.

Rien.

Dans mes livres papier.

Toujours rien.

À ce stade, je commençais probablement à me demander si je n’avais pas inventé le souvenir.

Et puis j’ai pensé à regarder mon historique Audible.

Bingo.

A Discovery of Witches.

Je l’avais bien écouté.

En VO.

Plusieurs années auparavant.

J’avais aimé, mais complètement oublié son titre.

Finalement, cette petite enquête m’a surtout confirmé quelque chose : même lorsque j’écoute un roman entier en anglais, il m’en reste suffisamment de souvenirs pour reconnaître son adaptation des années plus tard.

Même si je suis manifestement incapable de me souvenir du titre.

J’ai lu — ou plutôt écouté — la trilogie originale d’All Souls : A Discovery of Witches, Shadow of Night et The Book of Life.

Diana Bishop est historienne.

Et sorcière.

Une sorcière qui préférerait largement laisser la magie tranquille jusqu’à ce qu’un mystérieux manuscrit attire l’attention du monde surnaturel.

Et notamment celle de Matthew Clairmont, vampire et scientifique.

J’avais beaucoup aimé ce mélange de fantastique, histoire, recherche, magie et romance.

Depuis, Deborah Harkness a continué à développer cet univers.

Et je n’ai toujours pas lu la suite.

Il faudra vraiment que je m’y remette un de ces quatre.

Enfin…

Il faut d’abord que je termine les quelques centaines d’autres livres qui attendent dans ma PAL.

Public : adulte.
Romance : très importante.
Smut : plutôt modéré.
Créatures : sorcières, vampires et démons.
VF : oui, la trilogie commence en français avec Le Livre perdu des sortilèges.

Kait Silver : un peu plus sombre

Couverture de Broken Moon tome 1/7 de la série de roman autour de Kait Silver

Avec Kait Silver, de Laken Cane, on retrouve une urban fantasy adulte, plus sombre et pleine d’action.

Kait évolue dans un univers où se croisent métamorphes, loups-garous, fantômes, magie et autres créatures surnaturelles.

On est clairement du côté des héroïnes qui savent se défendre et des univers où la romance existe mais partage la place avec les affrontements, les pouvoirs et les menaces surnaturelles.

Public : adulte.
Romance : présente.
Smut : oui.
Créatures : loups-garous, métamorphes, fantômes et autres surnaturels.
VF : pas de traduction française officielle à ma connaissance.

The Guild Codex : quatre séries, un seul énorme puzzle

Couverture des premiers tomes des séries de roman Spellbound, Demonized, Warped et Unveiled qui composent l'univers de The Guild Codex

Et puis il y a Annette Marie et The Guild Codex.

Alors là…

Si vous aimez les univers partagés, bienvenue.

The Guild Codex est constitué de plusieurs séries qui racontent des histoires différentes dans le même univers, avec des personnages et des événements qui finissent par se croiser.

On commence notamment avec Tori dans Spellbound.

Tori est humaine.

Elle n’a aucun pouvoir.

Elle cherche simplement un boulot et finit barmaid dans ce qu’elle croit être un établissement un peu particulier.

Elle découvre surtout qu’elle vient de mettre les pieds dans une guilde de mages.

Puis arrivent d’autres personnages, d’autres points de vue et d’autres séries : Demonized, Warped, Unveiled…

Et tout commence à s’emboîter.

On rencontre des mages, sorcières, alchimistes, démons, faes, métamorphes, druides et suffisamment de créatures pour remplir plusieurs encyclopédies surnaturelles.

Il y a de l’action.

Beaucoup d’humour.

De la found family.

Et de la romance.

Mais si vous êtes ici uniquement pour le smut…

Vous allez attendre.

Longtemps.

Parce qu’Annette Marie préfère largement le slow burn.

Personnellement, ça me va très bien lorsque les personnages et l’univers me donnent suffisamment envie de rester.

Public : adulte/New Adult très accessible.
Romance : slow burn. Très slow burn.
Smut : faible.
Créatures : mages, sorcières, démons, faes, métamorphes, druides et beaucoup d’autres.
VF : les derniers tomes sont en cours de traduction.

Et surtout :

ne faites pas comme si chaque série existait dans son coin.

Les histoires s’entrecroisent.

L’autrice propose elle-même un ordre de lecture recommandé pour alterner les différents arcs au bon moment.

Ordre de lecture de The Guild Codex recommandé par Annette Marie

C’est celui que je conseillerais.

Parce que lorsqu’une autrice prend la peine de me fournir un plan pour naviguer dans son univers tentaculaire, je ne vais certainement pas commencer à improviser.

De Twilight au Guild Codex

Quand j’ai découvert Twilight, je ne savais pas encore vraiment que j’étais en train d’ouvrir une nouvelle branche entière de mes lectures.

Ensuite sont arrivés Sookie.

Mercy.

Dulcie et Jolie.

Charley.

Samantha.

Les Femmes de l’Autremonde.

Rebecca.

Diana Bishop.

Kait.

Tori et toute la joyeuse population du Guild Codex.

Et en regardant cette liste, je retrouve finalement beaucoup de choses que j’aimais déjà dans d’autres genres.

Les enquêtes du cosy mystery.

Les univers et la magie de la fantasy.

Les histoires d’amour de la romance.

Les personnages récurrents des grandes sagas.

Avec, en bonus, la possibilité qu’un vampire, un loup-garou ou un démon débarque au milieu de tout ça.

Je comprends mieux pourquoi j’y ai passé autant de temps.

Et le fait d’avoir commencé à lire en anglais quelques années auparavant a clairement joué un rôle : je n’étais plus limitée par ce qui arrivait dans les rayons français.

Certaines de ces séries ont été traduites.

D’autres non.

Ça n’avait finalement plus beaucoup d’importance.

Il suffisait qu’un résumé me donne envie.

Aujourd’hui, je lis peut-être un peu moins d’urban fantasy qu’à cette période.

Mais donnez-moi une héroïne avec du répondant, un univers surnaturel, de l’humour, une bonne intrigue et éventuellement un vampire ou un loup-garou intéressant…

Je ne garantis absolument pas que ma PAL résistera.

Et s’il ressemble à Alexander Skarsgård, apparemment, même ma préférence pour les bruns n’est plus un critère fiable.

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